L’itinérance sur la Rive-Sud : un phénomène bien réel

Paru le 5 décembre 2013
Marguerite D'Youville - La salle 4 - mixteL’itinérance existe bel et bien sur le territoire de Marguerite-D’Youville et de Boucherville. C’est le constat qu’ont établi des organismes communautaires de la Rive-Sud lors d’un séminaire tenu le 27 novembre dernier à Varennes. La Maison des jeunes de Varennes, le Réseau d’Habitations Chez Soi, la Corporation de développement communautaire de Marguerite-D’Youville (CDC MY), la Table itinérance Rive-Sud (TIRS), le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Pierre-Boucher (CLSC des Seigneuries), l'Abri de la Rive-Sud et la Ville de Varennes ont organisé l’événement.

« L’itinérance prend diverses formes sur la Rive-Sud, affirme Lucie Latulippe, organisatrice communautaire à L’Abri de la Rive-Sud. Elle est parfois visible, parfois cachée. L’itinérance a plusieurs visages. La personne itinérante, c’est le jeune qui se promène du domicile de ses parents à celui de l’un ou l’autre de ses amis, à la recherche d’un domicile fixe. La personne itinérante, ce peut être une femme qui fuit le domicile conjugal. Mais bien souvent, l’itinérance est associée à d’autres problèmes dont la pauvreté, la santé mentale fragile ou la toxicomanie. »

Les nombreux services ne suffisent pas à répondre aux besoins grandissants sur la Rive-Sud. Ainsi, l’Abri de la Rive-Sud, qui offre un hébergement de première ligne aux hommes sans-abri de 18 ans ou plus se doit de refuser un millier de personnes par année. L’Auberge du coeur l’Antre-Temps, qui offre un hébergement aux jeunes hommes ou femmes de 16 à 21 ans sans-abri ou à risque de l’être, accueille 166 personnes par année, mais en refuse près de 200. La Maison Élisabeth-Bergeron, le seul refuge d’urgence pour femmes sur la Rive-Sud a reçu 82 femmes, mais a dû en refuser plus de 1 700.

« Nous refusons les personnes ivres ou qui ont consommé de la drogue, mentionne Lucie Latulippe, mais la plupart des refus s’expliquent par le manque de places. »

Parmi les solutions proposées, mentionnons l’augmentation de l’offre de services afin de répondre aux besoins, mais aussi une meilleure circulation de l’information sur les ressources déjà existantes. « Les participants ont souligné l’importance de dresser un portrait détaillé de la situation et de le diffuser pour inciter les acteurs sur le terrain dans chacune des municipalités à développer des mécanismes pour répondre à la demande », résumait Cathy Martel, coordonnatrice de la CDC MY.

L’événement a regroupé une vingtaine de personnes, dont les représentants des députés Sana Hassainia et Stéphane Bergeron.

Marguerite D'Youville - La salle 1



Dernière modification à cet article le 17 décembre 2013 11:54:23

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