En ce 10 décembre, nous soulignons la Journée internationale des droits de la personne. En plus de commémorer l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, cette journée nous permet aussi de prendre conscience de l’importance de nos droits et libertés fondamentaux, tels que le droit à la liberté d’expression, à l’égalité ou encore à la liberté de religion.
Malheureusement, l’actualité politique nous rappelle quotidiennement la fragilité de ces droits et l’importance de se mobiliser pour les conserver. La multiplication des projets de lois attaquant les droits et libertés des individus et des organisations de la part d’un gouvernement de plus en plus impopulaire risque de créer des dommages à long terme pour la société québécoise. Parmi ceux-ci, on retrouve le projet de loi 1 (Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec) qui s’attaque non seulement à l’autonomie des groupes communautaires et aux principes de la défense collective des droits, mais qui fragilise aussi le droit à l’avortement et, ultimement, à la liberté de choix des femmes. Ce projet de loi s’inscrit aussi dans une démarche colonialiste en omettant sciemment de consulter les peuples autochtones et d’inclure leurs droits au sein de cette soi-disant constitution. Plutôt que d’unir la population québécoise autour de principes rassembleurs et unificateurs, ce projet de loi ne cesse de diviser et de susciter la méfiance et la consternation.
Et ce n’est pas tout. Le gouvernement ne cesse de s’acharner sur la société civile avec ses nombreux projets de lois susceptibles d’affaiblir le filet social : le projet de loi 3 sur la limitation du droit de grève, le projet de loi 7 qui fusionne de nombreux fonds et agences sans se soucier de l’impact de cette mesure sur les populations desservies, le projet de loi 9 qui s’attache à la liberté de religion et qui s’inscrit sans l’ombre d’un doute dans cette tendance du gouvernement de s’acharner à utiliser de façon répétée l’immigration comme bouc émissaire pour tous les enjeux issus de sa mauvaise gestion. Chacun de ces projets de loi représente un recul pour le droit des individus et des organisations de la société civile qui agissent comme contre-pouvoir et chien de garde de la population.
La TNCDC profite donc de cette journée pour appeler le gouvernement, les ministres et les député.e.s de l’Assemblée nationale à remettre au cœur de leurs décisions et de leurs politiques la justice sociale et les droits de la personne. Plutôt que d’utiliser les outils législatifs permettant au gouvernement de se soustraire à la Charte, ce dernier devrait s’assurer que chacune de ces politiques permette de renforcer les droits de la population et de la société civile. Il n’est pas trop tard pour mettre un frein à cette attaque contre la société civile mais il est minuit moins une!